Fin d’Autolib’ : Les Patriotes de Paris pour la défense de ce service public de transport partagé !

Communiqué de presse de Kelly Betesh
Référente Les Patriotes 75

 

La fin du service de voitures électriques partagées « Autolib’ » a été actée ce jeudi 21 juin par le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM). Après les nombreux retards pris par la rénovation du parc Vélib’ et la fin annoncée d’Autolib’, il est plus qu’urgent de se saisir de la question de la mobilité au sein de la capitale.

 

C’est en effet une décision brutale qui a été prise par la mairie de Paris (qui dispose de la moitié des voix au sein du SAVM), visiblement sans concertation avec les communes de l’agglomération francilienne.

 

La décision d’arrêter ce service est stupéfiante, tant elle est contradictoire avec les objectifs qu’Anne Hidalgo s’est elle-même fixés en termes de réduction de la pollution.

 

L’arrêt d’Autolib’ ne peut également que renforcer la fracture entre la capitale et les communes de banlieue puisque le maillage très dense en bornes de stationnement et de recharge assurait jusqu’alors une couverture et une accessibilité maximales au service Autolib’.

 

L’investissement public massif dans Autolib’ et la valeur ajoutée que ce service représente nous poussent à réagir pour défendre ce service public et ses quelques 300 salariés.

 

Les Patriotes de Paris demandent donc qu’Autolib’ soit maintenu en l’état et que la mairie de Paris assume ses responsabilités : ce n’est pas parce qu’un service public est déficitaire qu’il doit être du jour au lendemain arrêté. Des discussions doivent d’ailleurs être menées avec d’autres constructeurs automobiles que Bolloré afin de réfléchir à la meilleure manière d’atteindre l’équilibre financier, sans surcoût pour les usagers.

 

Enfin, Autolib’ peut et doit être plus ambitieux : un forfait social, financé par les collectivités, devrait ainsi être mis en place afin de permettre aux classes populaires et moyennes d’accéder à ce service.

 

C’est en étant toujours plus innovant sur la manière de nous déplacer que nous réussirons le double-pari de garantir des transports en commun efficaces et accessibles à tous et de protéger l’environnement.

La loi européenne sur le copyright dans le marché numérique menace la liberté d’expression et de création sur Internet !

Communiqué de presse de Cyril Martinez
Référent national Les Patriotes au Numérique et à l’Innovation.

 

Le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen ont rediscuté certains articles de la loi sur le copyright proposée par la Commission européenne dans le cadre d’une réforme des droits d’auteur sur le marché numérique. Le résultat est inquiétant pour l’ensemble des internautes, concernant la liberté d’expression et de création sur Internet.

 

Censée à l’origine mieux encadrer le droit d’auteur sur le marché numérique, la réforme menace en fait directement Internet et sa philosophie de liberté, en particulier via ses articles 11 et 13. Parmi les nouvelles prérogatives, on trouve notamment celle d’imposer l’intégration de « machines de censure » aux plateformes d’hébergement de contenus (comme YouTube, Facebook, etc.). Ces machines auraient pour objectif de surveiller les données des utilisateurs ainsi que leurs téléchargements pour détecter toute violation de droits d’auteur… En plus d’être liberticide, une telle prérogative va à rebours de la loi RGPD censée garantir aux internautes la sécurité de leurs données.

 

À cela s’ajoute la « Link Tax » qui interdira tout partage d’extraits de contenus journalistiques en ligne sans une licence de l’éditeur web. Cette taxe interdira également l’utilisation d’extraits de contenus soumis à un copyright. Par exemple les internautes artistes ne pourront plus parodier, émettre des critiques de contenus, ou même s’inspirer d’autres créations dans leurs œuvres, sous peine d’être censurés voire sanctionnés par les plateformes.

 

Garantir la protection de la propriété intellectuelle est bien sûr essentiel, mais cela ne doit pas être un prétexte à un contrôle trop étroit des faits et gestes sur le Web des internautes. Les Patriotes s’opposeront vivement à cette nouvelle loi liberticide qui est en contradiction avec l’essence même d’Internet, foyer de créations et d’expressions libres. Notre mouvement appelle en outre l’ensemble des acteurs du numérique à faire pression sur l’Union européenne pour l’empêcher de détruire cette philosophie, par voie de pétitions et autres.