Contrôle du fisc via les réseaux sociaux : vers la surveillance généralisée des Français

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Communiqué de presse de Cyril Martinez
Référent national Les Patriotes au Numérique et à l’Innovation.

 

Bercy a annoncé une « expérimentation » qui consiste à contrôler le train de vie des Français en les espionnant sur leurs réseaux sociaux. Cette annonce a de quoi indigner, tant dans l’opacité de la pratique que dans le principe même. Si le contrôle de l’évasion fiscale est un enjeu crucial, la méthode proposée n’est pas la bonne et pose beaucoup de problèmes.
 

Premièrement, la CNIL a annoncé ne pas avoir donné son feu vert à un tel projet. Elle s’inquiète logiquement des dérives potentielles et d’une atteinte réelle à la vie privée des individus. Il est également légitime de se demander quelle sera la portée de cette surveillance : sera-t-elle limitée à des personnes pour lesquelles il existe déjà des soupçons de fraude fiscale ? Ou est-ce que cela sera une surveillance généralisée ? Enfin, comment mettre en pratique une telle idée dans un espace numérique où on peut facilement mettre un pseudonyme ou dissimuler son identité (conformément à la Loi Informatique et Libertés) ?
 
Toutes ces questions en appellent une dernière, essentielle : ne serait-ce pas une excuse de la part du gouvernement pour légitimer une surveillance généralisée des citoyens ? Il y a en effet un paradoxe : on nous annonce surveiller le quotidien des Français sur les réseaux sociaux en prétextant la lutte contre la fraude fiscale et en même temps épaissir le bouclier fiscal pour les plus riches. Devant une si grande incohérence, on ne peut que s’interroger sur d’autres motivations que celles avancées.
 
Aux Patriotes, nous sommes en faveur d’un grand plan de lutte contre l’évasion fiscale. Mais ce plan ne doit pas se faire au détriment de la liberté d’expression et du respect de la vie privée des citoyens, notamment sur le net. Commençons à agir en priorité contre les grandes sociétés et les plus riches qui pratiquent l’optimisation et l’évasion fiscales si l’on souhaite réellement obtenir des résultats dans la lutte contre la fraude et remplir les caisses de l’État.